Soutenir l’éducation pour lutter contre les mariages précoces

Le 11 juillet a été décrétée Journée Mondiale de la Population. Pour cette année 2013, le thème de la grossesse adolescente est mis en valeur, pour attirer l’attention sur ce phénomène, non sans conséquences pour la santé des jeunes mères et de leurs enfants, et encore trop présent de par le monde.
  • Près de 16 millions d’adolescentes mettent au monde des enfants chaque année – la plupart dans des pays à revenu faible ou moyen.
  • On estime que 3 millions de jeunes filles âgées de 15 à 19 ans subissent des avortements à risque chaque année.
  • Dans les pays à revenu faible ou moyen, les complications de la grossesse et de l’accouchement sont l’une des principales causes de décès pour les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans.
  • Les mortinaissances et les décès néonatals sont 50% plus nombreux chez les enfants de mères adolescentes que parmi ceux de femmes âgées de 20 à 29 ans.
Cependant, les conséquences sur la santé ne sont pas les seules implications des grossesses adolescentes. En effet, comme l’écrit l’association Développement sans Frontières, “C’est évidemment un problème de santé (des risques accrus pour la mère et l’enfant), mais également un enjeu pour les droits humains : cela signifie parfois la fin de l’enfance, une éducation écourtée et des opportunités perdues.”
L’Association du Docteur Fatiha lutte par ses actions contre les grossesses adolescentes. ADF met en effet l’accent sur la scolarisation des filles comme moyen de limiter les mariages précoces, encore très présents dans la région de l’Oriental.

Un fonds a été récemment créé et permet aux artisanes des projets de financer la scolarisation de leurs enfants et surtout celle de leurs filles. Ainsi, En 2013, plus de 10 enfants, dont 7 filles bénéficieront de la prise en charge intégrale des frais administratifs liés à leur scolarisation, de l’achat des fournitures et des tenues vestimentaires nécessaires. Des frais ophtalmologiques ont également été couverts pour permettre à une fillette de 9 ans de suivre les cours dans les meilleures conditions.

Par ailleurs, des cours d’alphabétisation sont mis en place dans les villages où intervient l’association. Apprendre à lire leur permet de mesurer l’importance de ce savoir-faire, et de soutenir la scolarisation de leurs filles et de les aider dans les devoirs.
Cours d'alphabétisation
Pour retrouver d’autres exemples d’actions concrètes visant à réduire les grossesses adolescentes, consultez l’intégralité de l’article de DSF ici.
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